Interview de Sarbani par Alice de Référence fitness (04/06/2019)

1. As tu toujours été attirée par le sport / l'activité physique?

Alors oui et non. Enfant j’étais plutôt contemplative et créative, le sport est rentré dans ma vie à l’adolescence. D’abord le hockey sur gazon, ensuite l’athlétisme, l’équitation, le tennis et le squash. J’ai commencé à courir de manière thérapeutique à l’université. Une pause entre 2 syllabi. La natation aussi est venue rejoindre ma routine. C’est à cette époque que je me suis intéressée au Tai Chi aussi.

(photo : K.Honsell)


2. Pourquoi t'être lancé dans le yoga et la danse ? (parents, école, amis, loisirs...)

Mon père ! il était d’origine indienne, et j’ai grandi avec cette philosophie holistique de la vie : soin du corps et du mental. Il était musicien et choréographe. Passionné de danse, il m’emmenait voir tous les spectacles de danse contemporaine, indienne et classique, ce qui a fortement alimenté mon vocabulaire gestuel. J’ai toujours dansé, en boîte avec les amis, dans des performances à l’univ, avec des amis danseurs africains et classiques, et en solo, dans ma chambre, comme un acte de dévotion et de thérapie.

Pour le yoga, j’ai été formée en Inde par un Maître de 97 ans Swami Bhimolanandaji. Il m’a transmis sa routine lorsque j’avais 20 ans et m’a demandé d’aller la partager avec le monde. Ensuite j’ai eu mes enfants, et j’ai travaillé aux relations extérieures de la CE. Je m’y suis remise plus activement récemment, dans une deuxième vie. Mon père en a fait tous les jours jusqu’à ses 83 ans, ce qui a été très inspirant pour moi.

(photo : K.Honsell)


3. Cela a-t-il été ton premier choix?

Non pas vraiment, c’est mon corps qui a choisi le yoga. Je m’y suis remise par envie de me retrouver. Et ensuite très vite, c’est devenu un besoin. Et la danse, j’ai repris récemment, il y a 5 ans. Un jour j’ai décidé spontanément de louer une salle pour m’entraîner. Je voulais partager mon amour du mouvement, des différentes cultures gestuelles et musicales, aussi bien indienne qu’africaine, danses derviches, marches animalières (#KleinAkademie, #animalflow), que hip hop, street, ou danse orientale. J’ai longtemps voulu me spécialiser dans une danse, mais je me rends compte aujourd’hui que ma spécialité c’est la #fusion, comme moi. Je suis le fruit d’une fusion (allemande-indienne née en Belgique avec des enfants brésiliens) comment puis-je me retrouver et donner du sens à une monoculture? Ma force c’est de co-créer avec mes élèves, de laisser l’impulsion du corps nous guider, chaque cours est différent, comme chaque jour est différent. Je compose avec les énergies en présence, et par rapport aux besoins spécifiques du groupe.

4. Pourrais-tu me résumer en quelques mots tes études / ta formation?

À la base je suis sociologue, j’ai écrit mon mémoire à l’ULB sur “la Corporéité à l’école”. J’avais constaté en participant au projet de Ahmed Mehdoune (des étudiants donnant cours en milieu défavorisé) que les enfants étaient en burn-out déjà en primaire et manquaient cruellement d’attention à leur corps. Mon projet de mémoire n'a d'abord pas été bien acceuilli à l'ULB car je proposais d’introduire des techniques “non mesurables” et très innovantes en 1996 (comme le brain gym (#Kinesiologie), la #Sophrologie, la #méditation et le #YOGA dans les écoles (#RYE existait déjà en France). En UK et en France cela se faisait déjà et je suis donc allée préparer ma thèse à Londres (#IOE à l'Institute of Education).


Heureusement, cela bouge tout doucement en Belgique et de plus en plus de gens se rendent compte de l’importance de prendre particulièrement soin de son corps avant tout, y compris dans les écoles. J’aimerais tellement que la sécurité sociale oblige les gens à bouger plus et prendre soin de leurs corps avant de médicaliser, par exemple en remboursant les soins alternatifs et les abonnements de sport. On diminuerait fortement les frais de santé en Belgique !


5. Pourrais tu me résumer en quelques mots ton parcours? Première salle, première ville, premier job...

J’ai donné mes premiers cours de danse à 18 ans à des petits enfants néerlandophones à Ixelles (#Elzenhof). C’était déjà de la “danse-culture”: je leur mettais des musiques du monde, des enfants africains de la forêt (#AkaMoon) d’Inde ou du Brésil et observais leurs gestuelles. Ensuite, j’ai monté ma première salle de fitness au Brésil à la plage lors de mon séjour. J’ai toujours aimé coacher, accompagner, stimuler, aider les gens autour de moi. Ensuite, en 2014, après avoir monté mon cours (à #Musictown à Forest), je suis allée donner cours à Stockel et Waterloo (European Fitness, qui a fermé malheureusement, j’aimais beaucoup cette ambiance familiale), et au David Lloyd. Là je continue à donner cours dans ma salle (et en ligne), mais j’ai l’intention de redonner cours dans des Centres aussi car je me rends compte que ma démarche est aussi intérieure et je trouve que cela manque dans les salles. On est souvent orienté performance ou esthétique, alors que ce moment est aussi celui de la joie, de l’amusement et de la reconnection à son espace sacré. Je termine chaque cours par une meditation.


6. Tu fais quelque chose à côté?

Je suis aussi Astrologue, thérapeute énergéticienne. J’aide les gens en transition de vie à retrouver calme, sérénité afin de prendre les bonnes décisions pour le prochain chapitre de leur vie. J’utilise différents outils tels que les Bars (nettoyage et rééquilibrage énergétique) l’Astrologie, le massage, la pleine conscience et les principes de médecine vibratoire.

7. Quelle est ta philosophie par rapport au fitness? (pour l'esprit, pour le contact, pour le mouvement...)

Je considère mon corps comme mon meilleur ami, et mon véhicule sacré. Je constate (pour ma part) qu’il a ses besoins propres et son caractère. J’essaye le plus possible d’être à son écoute, de le nourrir correctement, de ne pas avoir de jugement sur ses envies (il sait en général ce qui est bon pour lui), de l’aimer sans reproches, de le chouchouter autant que possible et de le sortir régulièrement J



8. As tu une préférence entre le coaching perso et les ateliers de groupe?

J’aime les deux bien sûr, parce que j’aime accompagner chaque personne qui est en chemin et lui partager mes outils. Mais je dois avouer que j’ai un côté “show girl”, donc quand je monte sur la scène de mon cours je me lâche vraiment (j’aime faire rire et dédramatiser l’effort, cela permet d’aller plus loin sans se faire mal).

MERCI.


voici les liens dont on parle dans le texte :

vers les cours de yoga : https://www.jadesboudoir.online/kundalini-yoga

vers les cours de danse : https://www.jadesboudoir.online/kundalini-dance

vers les consultations d'Astrologie : https://www.jadesboudoir.online/coaching-sessions

vers les soins énergétiques ; https://www.jadesboudoir.online/accessbars


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